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Actualités

Des nouvelles de la V'limeuse...

Janvier 2016. Sébastien Anne-Lise et Anouk sont en mode hivernage, au Groenland, depuis quelques mois.

Même s'ils se trouvent près d'une petite communauté, les moyens de communication sont réduits à l'essentiel. Au moins avons-nous reçu de brèves nouvelles indiquant que tout allait bien. Et cette magnifique photo: de quoi nous inspirer pour les mois à venir...

Sébastien et Anne-Lise tiennent un blog où l'on a pu suivre leur projet durant les 3 dernières années :

http://lisebanouk.blogspot.fr

 

La V'limeuse met cap au Nord...

JUIN 2012. La V'limeuse a quitté sa base en Gaspésie pour un programme qui s'étendra sur 3 ans, jusqu'à l'automne 2015. L'initiateur de ce projet, Sébastien Roubinet, est un ami navigateur, passionné du Grand Nord. À la recherche d'un voilier avec lequel il pourrait hiverner au Groenland avec sa compagne Anne-Lise et leur petite fille Anouk, hivernage prévu en 2014, il nous a proposé d'apporter les modifications et améliorations nécessaires à la V'limeuse et pour ce faire de la conduire d'abord en Méditerranée où ses copains ont un chantier.

Considérant le sérieux et le professionnalisme avec lesquels ce jeune skipper français a mené dans le passé tous ses projets de navigations hauturières et ses expéditions en régions polaires, nous avons décidé de lui confier la responsabilité de la V'limeuse pour ce projet qui nous enthousiasme et auquel nous comptons bien participer.

Sébastien et Anne-Lise tiennent un blog où l'on peut suivre leur progression depuis Newport, en Gaspésie:

http://lisebanouk.blogspot.fr

Sur la route vers la Méditerranée, des escales sont prévues au Labrador, Groenland, Islande...

 

DECEMBRE 2005 : CARL NOUS A QUITTÉS

(photo Sandrine De Pas)

«Nous avancions, imperturbables et n’ayant pas l’air d’avoir faim, comme six rangées de fanons qui avalent des tonnes d’eau mais n’en retiennent que l’invisible.»  Carl Mailhot, La V’limeuse autour du monde, tome 2.

D’où lui est venue cette lumière qui a modelé sa pensée en une image aussi parfaite, par un matin d'hiver ? « C’est comme si quelqu’un d’autre, ce jour-là, avait soufflé les mots dans ma tête… » disait-il.

C’était sa manière de ne se reconnaître aucun talent…

Et pourtant, après soixante ans de voyages, à tenter d’en exprimer l’essence à travers différentes formes d’écriture, il méritait cet état de grâce.

Cet homme fut mon compagnon durant 33 ans.  Il m’attrapa, jeune et solitaire, sur le bord d’une piste enneigée, et me dis que j’étais quelqu’un de bien.  Puis il me donna pêle-mêle quatre enfants aux yeux clairs et un grand bateau jaune, pour l’école buissonnière.

Nous ne rêvions à rien d’autre qu’à être nous-mêmes, ensemble, peu importait le lieu ou la manière, mais la mer sut très bien nous emmener là où nous aimions aller. Là où il fallait beaucoup de temps pour se rendre, et suffisamment de peine pour y arriver.

À cet homme, je dois de m’avoir kidnappée des grandes rêveries silencieuses de ma tête et posée dans la réalité, aussi exigeante fut-elle. Aussi, quand vint le temps de son dernier voyage sur cette terre, il me savait assez forte pour l’accompagner. Celui-là dura huit ans. Il n’y avait plus la mer pour en soustraire la gravité, celui-là se ferait sur des fleuves intérieurs, pourpres et méconnus, à tâtons dans la noirceur.  Le plus solitaire des voyages, celui du condamné.

«Je suis bien », m’a-t-il souvent répété vers la fin du parcours, alors que la lumière des îles de la Madeleine parvenait jusqu’à son lit.

Puis il fut temps de refaire nos bagages et de rejoindre notre équipage, quelque part sur le bord du Saint-Laurent.

Bientôt on se retrouva comme au temps de la V’limeuse, tous cordés dans la «cabine», priant pour que diminue le vent et se calme la mer.

De son côté, il gravissait son interminable montagne, à court d'oxygène, un pas après l'autre comme il avait toujours vécu sa vie.

Sur les derniers mètres, incapables de le rejoindre dans cette région de solitude et de silence autrement qu'en posant nos mains sur son front, nos coeurs s'arrêtaient de battre à chaque ratée du sien, déchirés entre le désir de le garder et celui de le voir enfin s'envoler.

Quand il a finalement déposé son armure, il restait si peu à l'intérieur mis à part notre douleur... mais ce peu semblait en paix.  

C’était le 20 décembre dernier, il venait d’avoir 68 ans.

J’aime à croire qu’il a été surpris, lui qui ne croyait à rien. Qu’il a retrouvé la lumière qui un jour d’hiver l’avait inspiré alors qu’il titrait ainsi son tableau : « Allons-y, Alonzo !», avant de poursuivre un peu plus loin : «Mais avec le temps qui m’échappe, je ne cherche plus guère qu’à remettre ce… ( j’allais écrire ce flambeau, grandiloquent que je suis !) ce bout de chandelle, dis-je, à ma relève, afin qu’elle n’ait pas peur d’entreprendre d’aussi longs détours pour arriver au cœur de la vie. »

MARS 2005

Le temps d’un livre

Cinq ans pour construire un bateau. Six ans pour un tour du monde. Cinq ans pour le raconter… Dix ans après sa parution, La V’limeuse autour du monde vogue en tête des récits de voyage au Québec, porte-étendard de l’aventure et de la valeur du temps…

Nous avons toujours aimé les anniversaires, ces modestes révérences aux moments forts de notre vie. Ainsi, le 25 septembre 1981, jour du lancement de la V’limeuse, et le 11 octobre 1986, fameux samedi d’automne où, toutes voiles hissées, notre voilier longea le port de Montréal sans savoir quand il reviendrait au pays, comptent parmi les dates sacrées.

Six ans plus tard s’ajouterait le 11 octobre 1992, marquant d’une seule pierre la fin de notre navigation, la parution d'un compte rendu dans le quotidien La Presse et le début d’un autre long voyage : l’écriture de La V’limeuse autour du monde.

Enfin, le 8 mars1995, dans la grande salle de la Bibliothèque Nationale, rue Saint-Denis, nous baptisions au champagne le premier tome du récit.

Nous n’avions jamais fêté l’événement depuis. Mais voilà, cela fera bientôt dix ans… L’occasion est trop belle, en doublant le cap des 20 000 exemplaires vendus – tome 1 et 2 – de trinquer à un succès qui nous étonne et nous fait surtout plaisir.

Il y a quelque chose d’extrêmement touchant à imaginer des milliers de personnes prenant un livre sur une tablette, l’ouvrant à la première page, le feuilletant, souriant aux photos… Des milliers de personnes comme des milliers de milles marins, une vague à la fois, tout en douceur, une question de temps.

Le pouvoir du temps est immense. Tout ce temps passé à construire un voilier, à apprendre à naviguer, à avaler les océans à une vitesse moyenne de cinq ou six milles à l’heure, tout ce temps mis à vivre nous a aidés à mieux écrire.

On ne change pas une recette éprouvée. Devant nos écrans, nous avons procédé de la même manière. Nous avons mis le temps qu’il fallait. Mille et un jours à raconter une histoire afin qu’elle nous plaise d’abord. À recréer des atmosphères, à imprégner l’aventure de réflexions, à se laisser tour à tour la parole, à nous et aux enfants.  

Et quand est venue l’heure d’éditer, habitués à « tout faire nous-mêmes », nous avons hésité à confier le bébé à d’autres. N’étions-nous pas les mieux placés pour achever le travail, lui donner un fini à la hauteur de nos attentes ? Aujourd’hui, nous sommes toujours aussi fiers du résultat ; cette fierté des coureurs solitaires.

« Votre récit a connu un succès inégalé… » nous confirmait récemment André Gagnon, des éditions Stanké. Longtemps libraire chez Renaud-Bray, à l’époque où nos livres ont paru, il pense qu’aucun éditeur ne pouvait rivaliser avec notre équipe.

C’est vrai, nous n’avions qu’«un seul chat à fouetter».

Et puis, le sujet faisait rêver. Les enfants, le voilier, la mer…

Mais si le récit est devenu un « livre de fond », c’est aussi grâce au sceau apposé sur notre aventure : celui du temps.

Tout ce temps que nous avions mis à voyager ensemble.

Tout ce temps que nous avions mis à raconter ce voyage, lui donner la forme ronde d'une histoire et la lancer en orbite.

À notre avis, la clef est là. La V’limeuse autour du monde est avant tout un récit intemporel sur la valeur du temps. Et nous lui souhaitons longue vie.

SAISON 2004 : Pour la première fois, la V'limeuse et Dingo naviguent côte à côte, tels une baleine et son baleineau...

Bateaux et équipages se retrouvent d'abord à Québec pour assister aux préparatifs de la Transat Québec-St-Malo. À la demande des organisateurs, durant les 18 jours précédants le départ, Dominique écrit une chronique quotidienne sur le site officiel de la course sous le titre : Chroniques en direct de la V'limeuse.Ensuite, le cap est mis sur Gaspé où Dingo passera l'hiver. La V'limeuse, de son côté, tire un long bord vers les îles de la Madeleine. Sa dernière escale dans l'archipel remonte à 20 ans ! La saison de navigation 2004 s'achèvera aux îles. La V'limeuse est sortie de l'eau parmi les bateaux de pêche et nous (Carl et Dominique) louons une petite maison isolée, près des prés, des dunes et de la mer... (à suivre)

En août 2003, la V'limeuse retourne enfin à l'eau, après six années en cale sèche. Une fois de plus la famille s'est réunie pour le sprint final ; les filles n'ont pas hésité à mettre les bouchées doubles, elles ont été extraordinaires !

Nous aurons tout juste le temps de descendre à Saint-Jean-Port-Joli pour le Festival des Chants Marins, où nous sommes accueillis avec beaucoup de chaleur.

L'automne venu, les places étant de plus en plus rares dans les cours à bateaux équipées de chariot-cavalier, il nous faudra malheureusement remonter jusqu'à Ste-Catherine pour hiverner la V'limeuse...

Le 14 mai 2003, à la bibliothèque nationale du Québec, rue Saint-Denis à Montréal, c'était soir de fête car nous baptisions au champagne notre dernier livre, De la V'limeuse à Dingo, en plus de projeter, en grande première, le très beau documentaire d'Évangéline : Seul, mais avec d'autres. Ce film de 60 minutes, tourné en vidéo numérique sur plus de deux ans, témoigne du parcours de Damien durant son projet de Mini-Transat.

Juin 2003 : Les travaux ont repris sur le bateau depuis le début mai... Toute la famille y participe. La V'limeuse a enfin retrouvé sa couleur flamboyante et même s'il reste encore à faire d'ici la mise à l'eau, on commence enfin à voir le bout du tunnel !

MAI 2003

nouveau livre

De la V'limeuse à Dingo (L'Atlantique en solitaire sur un 6,50 mètres)

Damien a grandi à bord de la V’limeuse. Jusqu’à l’âge de 14 ans, il navigue autour du monde avec sa famille. Au gré des humeurs de la mer, il développe son sens marin, apprend à la connaître et à la respecter. Elle devient l’école où il mène ses premiers combats et remporte ses premières victoires.

Après ses études secondaires, Damien décide de retourner vers la mer. À 19 ans, il veut s’offrir une formation qu’aucun cégep ni université ne propose : un «bac» de la course océanique.
L’ambitieux programme s’étend sur trois ans. Il débute par la construction d’un bolide high-tech au Québec et se poursuit en France avec diverses qualifications en vue de la Mini-Transat, l’ultime défi.
Si Damien complète cette course en solitaire de 4000 milles entre La Rochelle et Bahia, au Brésil, le «diplôme» est dans sa poche.
Derrière tout coureur solitaire, il doit y avoir une équipe aguerrie.
Les V’limeux sont là et plongent les premiers dans cette nouvelle aventure. Amis, partenaires et supporters emboîtent le pas avec le même enthousiasme.

De la V’limeuse à Dingo est l’histoire de ce formidable rassemblement d’énergie.

Dans ce récit, on retrouve le regard très personnel des membres de la famille, de même que la quarantaine de chroniques signées par Damien et parues dans La Presse chaque dimanche entre janvier et octobre 2001.

Mai 2002 : L'équipage a consacré les deux dernières années au projet de course au large de Damien. Un autre bateau est né au Québec. En digne rejeton de notre goélette, Dingo a gagné ses gallons de coursier des mers, du haut de ses 21 pieds, en terminant la Transat 6,50 Charente-Maritime - Bahia, le 30 octobre 2001. Il doit rentrer sous peu au Québec, à bord d'un porte-conteneur de la compagnie Canada Maritime. Damien entreprendra alors une tournée des villes côtières le long du Saint-Laurent, pour faire connaître cette classe de prototype hauturier. Encore bravo au jeune skipper qui a fait bien du chemin depuis ses débuts sur la V'limeuse...!

Nous espérons aussi publier un nouveau récit qui s'intitulera : «De la V'limeuse à Dingo...» À suivre.

Entre-temps, les travaux reprennent à bord de la V'limeuse afin qu'elle puisse à nouveau naviguer. Après avoir dérouillé et repeint les cales, sorti le moteur pour une vérification complète, refait à neuf le circuit électrique et plus de la moitié des aménagements intérieurs, la liste est encore longue : installation d'un nouveau safran (presque terminé), remise en place de la quille pivotante, travaux de soudure, peinture, etc.. Les sous sont rares, mais, foi de v'limeux, nous y arriverons !

Un gros merci aux individus et aux compagnies qui ont participé d'une manière ou d'une autre, depuis le printemps 1998, à cette longue et coûteuse remise en état.

Merci à Stan Michalski, principal artisan des nouveaux aménagements intérieurs,

et à Jean-François Côté (JFC Marine enr.), Richard Blouin, Jacques Castonguay (CBC, batteries commerciales), Robert Verville (Peintures Internationale), Mario Sévigny, Louis Roy, Alexandre Quertenmont, Martin Routhier (Centre de formation professionnelle de Lachine), ainsi qu'à l'équipe de l'Auberge McGowan.

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